Concernant les mammites cliniques :
- la prévalence des mammites cliniques a varié de 0 à 6,6% dans la population étudiée (avec une médiane de 1,2%)
- les agents les plus fréquemment isolés étaient : Mannheimia haemolytica (dans 1 cas sur 4), Staphylococcus aureus (1 cas sur 4 également) et les staphylocoques coagulase négative (moins d’un cas sur 5)
- le nombre de cas de mammites cliniques était plus important chez les brebis en 3ème lactation et plus
- les brebis atteintes de mammites cliniques ont présenté un taux de mortalité plus important 8.5%) en comparaison aux brebis saines (1.5%), ainsi que leurs agneaux (15.4% de mortalité des agneaux nés de mères mammiteuses contre 4.6% pour les agneaux nés de mère saine)
- enfin le poids au sevrage des agneaux nés de portée multiple d’une mère en 4ème lactation (ou plus) atteinte de mammite clinique était plus faible d’environ 1,5kg. Concernant les mammites subcliniques, les facteurs de risque de survenu identifiés ont été : - Le rang de lactation (4ème lactation et plus)
- Une mammite clinique antérieure durant la lactation
- Une note d’état corporel insuffisante lors de l’agnelage Enfin concernant la corrélation entre les résultats du CMT et les résultats d’analyse bactériologique, il en ressort que : Un CMT positif était associé uniquement avec certains pathogènes (M. haemolytica, S. aureus, Streptococcus spp) et pas d’autres
Un peu plus d’un prélèvement sur 10 négatif au CMT s’est révélé positif en bactériologie tandis que plus d’un CMT positif sur 2 (positif à 3+) a été retrouvé positif en bactériologie. Au final, il semblerait que la maîtrise des mammites en troupeaux ovins allaitants pourrait passer par un allotement et une plus grande surveillance des brebis de 3 lactations et plus, et une supplémentation devrait être proposée à leurs agneaux, d’autant plus si leur mère a un CMT positif.
|