Les contraintes «biologiques» de cette ferme expérimentale suédoise étaient : - un temps d’attente lait doublé lors de traitement
- l’accès à un parcours toute l’année
- 95% de l’alimentation des bovins produite sur l’exploitation
- une part de concentrés < 50% (en MS) dans la ration durant les trois premiers mois de lactation.
Les autres caractéristiques d’élevage étaient identiques (procédure de traitement des IIM, logement, personnel…). Au final, les données issues de 310 bovins (154 en conventionnel et 156 en bio) ont été analysées. La proportion de bovins réformés pour problème de mammites ou de cellules était identique entre les deux groupes. Aucune différence significative n’a été retrouvée entre les deux groupes en termes de CCS ou de nombre de mammites cliniques. Les auteurs soulignent une taille d’échantillon faible qui ne permettait théoriquement de mettre en évidence «qu’une différence de 33.000 cell/mL» sur les CCS et une prévalence d’infections intramammaires divisée par deux entre les deux groupes. Il est à noter qu’une telle différence aurait déjà été jugée très bénéfique dans d’autres contextes. Au final, la littérature comprend de nombreuses études similaires, aux résultats contradictoires : tantôt les indicateurs CCS et mammites cliniques sont meilleurs en conventionnel, tantôt en bio. Ces différences, ou ces non-différences ici en l’occurrence, reflètent très probablement :
- le nombre important de facteurs de risque liés à la survenue de mammites (cliniques et/ou subcliniques) qui ne sont pas dépendants, directement du moins, du type de conduite d’élevage.
- une typologie d’éleveur et de conduite d’élevage globale différentes selon les personnes elles-mêmes plus que selon le critère bio/conventionnel
- des différences sur les niveaux (CCS et IIM) de départ entre pays. |