Dans une première partie, les auteurs reviennent sur les avantages et inconvénients des méthodes disponibles (hors CCS).
Méthode | Avantages | Inconvénients | CMT | Peu coûteux, réalisable/éleveur, rapide et simple | Interprétation subjective et manque de sensiblité | Détection enzymatique CCS (Portacheck) | Peu coûteux, rapide et simple | Manque de sensibilité | Compteur cellule automatique | Rapide, automatisé, assez fiable | Très coûteux | Conductivité | Utilisable sur site | Manque de spécificité | Bactériologie sur lait | Identification pathogène(s) en cause | Manque de sensibilité, pas faisable sur site, temps nécessaire pour le résultat | pH | Rapide, peu coûteux et simple | Manque de sensiblité | Détection enzyme (Lactate deshydrogénase) | Rapide | Pas utilisable sur site, spécificité ? |
Dans un deuxième temps, les auteurs abordent les avancées récentes qui sont déjà ou pourraient être à l’origine de la mise au point de nouvelles méthodes de diagnostic.
Méthode | Avantage | Inconvénient | PCR | Sensibilité et spécificité
Recherche concomitante de plusieurs pathogènes (PCR commercialisée pour recherche de 11 agents) | Coût, pas faisable sur site | ELISA | Simple, peu coûteux (E.coli et S. aureus, Listeria déjà commercialisés) | Non disponible pour tous les pathogènes, manque sensibilité, absence de validation en conditions d’élevage | Biomarqueurs (caséine, annexin, cytochrome C oxydase) | Détection précoce potentielle | Pas de méthode simple disponible, ensemble des marqueurs d’intérêt non identifiés | Température mamelle | Non invasif, faisable sur site | Matériel nécessaire complexe, spécificité (ambiance thermique très influente) | Enzymologie | Faisable sur site, simple | Absence de méthode disponible et validée |
Enfin, les auteurs abordent les possibilités d’adaptation des ces méthodes dans le contexte de la mise en œuvre de robots de traite. Les mêmes limites sont soulignées : manque de spécificité de certaines méthodes (conductivité ou colorimétrie, protéines de la phase aiguë de l’inflammation). Les tendances les plus prometteuses concernent le dosage du lactate deshydrogénase et/ou de l’haptoglobine (y compris dans la détection des mammites subcliniques) concomitamment à la traite, et enfin l’estimation du nombre de cellules par la quantification de l’ADN libéré par une étape préliminaire de lyse cellulaire. Une fois ces méthodes mieux maitrisées, il restera ensuite à les adapter de façon à pouvoir les utiliser « en ligne » sur les robots. Au final, si de nombreuses avancées ont été réalisées, elles ne sont pour la plupart pas encore disponibles, ni validées en conditions d’élevage. Si la PCR est d’ores et déjà applicable, le recours pertinent et adapté aux outils classiques reste d’actualité. |
Référence : C. Viguier, S. Arora, N. Gilmartin, K. Welbeck, R. O’Kennedy : Mastitis detection: current trends and future perspectives - Trends in biotechnology,2009. (27)8:486-493. |