En envoyant 16 fois le même échantillon de lait de tank à chacun des trois laboratoires A, B et C officiels anglais testés dans cette étude, il a été observé que :
- les résultats sont très homogènes et proches d'un laboratoire à l'autre (pas de différence significative entre les labos A, B et C) : résultats oscillant entre 182 000 et 187 000 cellules/mL en moyenne. - par contre, un effet résiduel (dit carry over en anglais) très important a été observé dans les laboratoires B et C. En effet, lorsqu'un lait à 10 000 000 cellules/mL est intercalé avant les 2 derniers échantillons de lait de tank, ceux-ci ressortent entre 208 000 et 775 000 cellules/mL (alors que leur valeur se situe entre 182 000 et 187 000). Heureusement, aucun lait de tank en Europe ne peut approcher des valeurs de 10 000 000 cellules/mL, et l'effet résiduel ne peut se produire dans ces proportions. Par contre pour ce qui concerne les laits individuels, c'est autre chose. En envoyant le même échantillon de lait individuel de 21 vaches pendant 33 jours à chacun des laboratoires A, B et C, il a été observé que : - 20% environ des résultats obtenus apparaissent comme douteux voire erronés. Les auteurs en concluent qu'il est important d'utiliser la moyenne géométrique de plusieurs résultats successifs de laits individuels ou de lait de tank, pour limiter les erreurs de dénombrement cellulaire liées à la méthode de comptage (fluorométrique). NB : La proportion d'échantillons de lait mal identifiés (en élevage ou au laboratoire) est estimée par les auteurs entre 1 et 2.6%. Des erreurs de ce type sont décelées dans l'élevage et dans le Laboratoire A. NB : ces laboratoires anglais A, B et C travaillent sous normes IDF 1995 et ISO 1997. |