Pour ce faire, les auteurs ont comparé les valeurs de Densité Optique (DO) obtenues sur du lait frais écrémé (considéré comme le gold standard) et les valeurs de DO obtenue sur des prélèvements de lait subissant différents stress thermiques. Ainsi, chaque prélèvement de lait de vache (40mL) a été divisé en 12 aliquots après stockage 16h au réfrigérateur à 4°C, pour s’assurer d’avoir du lait toujours frais (avec ajout de bronopol, dont il a été démontré par ailleurs que ce conservateur ne perturbait pas les valeurs de DO).
Parmi ces 12 aliquots : - 4 étaient traités en frais, dont :
- 2 à température (écrémé ou non)
- et 2 après traitement thermique à 43°C pendant 20 minutes (écrémé ou non) - 8 subissaient une congélation, puis :
- 4 étaient analysés après une phase de décongélation (2 sans traitement thermique, 2 avec, et dans chaque cas de figure soit du lait entier, soit du lait écrémé)
- 4 après décongélation étaient à nouveau congelés avant analyse (2 durant 1 semaine, 2 durant 4 semaines et dans chaque cas de figure soit du lait entier, soit du lait écrémé). Des prélèvements ont ainsi été réalisés sur 40 vaches laitières issues de 2 troupeaux.
Les valeurs de Densité optique ont été analysées à l’aide de modèles mixtes avec effet fixe concernant les modalités de traitement du lait.
Compte-tenu de la population étudiée, bien que des interactions aient été démontrées entre les différentes modalités de stockage du lait, la variation potentielle des valeurs de DO ne dépasse pas un écart de 5%, ce qui biologiquement n’entraine pas d’interprétation différente. La différence notamment entre le lait entier ou écrémé est apparue négligeable. Au final, les méthodes de collecte/conservation employées au sein du système de type contrôle laitier au Canada ne semblent pas impacter de façon significative les résultats obtenus par le test Svanovir, et les résultats ainsi obtenus peuvent donc être considérés comme fiables en comparaison avec ceux résultant d’une analyse sur du lait frais (conditions optimales). |