Au final les SCN ont été retrouvés dans plus d’un un quartier sur 10 (11%) et d’une vache sur 3 (35%), plaçant les SCN au premier rang des germes retrouvés lors d’infections intra-mammaires. Parmi les SCN retrouvés 14 espèces ont été retrouvées (tableau 1), parmi lesquelles S. chromogenes et epidermidis étaient les plus fréquents. Les primipares étaient plus fréquemment affectées que les multipares (respectivement près de 50% et 30%).
Les quartiers avec une infection mammaire subclinique à SCN ont eu des comptages en cellules somatiques (CCS) significativement près de 2 fois supérieurs à ceux de quartiers bactériologiquement négatifs (respectivement 109 000 cellules / mL et 58 000 cellules / mL)
Parmi les différentes espèces de SCN, chromogenes, xylosus et capitis étaient ceux pour lesquelles les CCS étaient les plus élevées (en comparaison aux quartiers stériles). Espèce de SCN | % | CCS associée moyenne (x 1000 cell/mL) | S. chromogenes | 30.3 | 192 | S. epidermidis | 12.9 | 132 | S. capitis | 11.0 | 187 | S. simulans | 11.0 | 93 | S. warneri | 7.7 | 129 | S. xylosus | 4.5 | 400 | S. haemolyticus | 3.9 | 67 | S. intermedius | 2.6 | 213 | S. scirui | 1.9 | 61 | S. hyicus | 1.9 | 319 | S. auricularis | 1.3 | 46 | S. cohnii | 1.3 | 65 | S. hominis | 0.7 | 41 | S. saprohyticus | 0.7 | 42 | Poly SCN | 8.4 | |
En ce qui concerne les facteurs de risque, les principaux facteurs seraient le logement des vaches taries en un seul groupe plutôt qu’en groupes séparés - en raison d’une moins bonne conduite nutritionnelle et de pertes de lait plus élevées- , le pâturage des animaux les logettes souillées par le lait, l’abreuvement par de l’eau ne provenant pas du réseau. Néanmoins, la causalité et la temporalité de ces facteurs étant délicate à confirmer, aucune conclusion n‘est tirée par les auteurs. Au final, cette étude confirme la prévalence très élevée de quartiers et de vaches infectées par des SCN, germes qui sont pour la majeure partie à l’origine d’élévations faibles à modérées des CCS individuelles. De même, cette étude corrobore d’autres publications indiquant que les primipares sont plus fréquemment atteintes que les multipares (sans doute du fait du recours fréquent à systématique aux traitements antibiotiques au tarissement pour ces dernières). |