Les lésions du trayon, majoritairement longitudinales ont été observées significativement plus fréquemment : - au pré (dues le plus souvent à des barbelés)
- sur des vaches au pic de lactation (surface et volume mammaire plus important, donc surface à risque plus importante)
- sur des vaches de plus de 3 lactations (mamelle plus volumineuse que les primipares)
- sur les trayons antérieurs plutôt que sur les trayons postérieurs.
Les facteurs de risque de survenue de fistule du trayon en post-chirurgie étaient quant à eux : - la parité : en effet les vaches en première ou deuxième lactation avaient 4 fois plus de risque de présenter une fistule en comparaison aux vaches en 3ème lactation et plus.
- l’ancienneté de la lésion : en effet, les lésions datant de plus de 48h lors de leur suture avaient un risque de survenue de fistule plus de 8 fois supérieure en comparaison aux lésions suturées dans les 24 premières heures.
La technique chirurgicale employée était sans conséquence sur le risque de survenue de fistule. Au final, les facteurs traumatiques classiques ont été retrouvés. Le processus de cicatrisation semble quant à lui compromis chez les vaches en première ou deuxième lactation ainsi que lors de lésions datant de plus de 48h. Ces facteurs « ancienneté de la lésion » et stade de lactation peuvent être des indicateurs à retenir pour motiver la mise en place ou non d’une chirurgie au vu du risque ultérieur de fistule à même de compromettre la carrière laitière future. |