Brève Au Cur du Lait Novembre 2005

Les éleveurs bretons font leurs comptes: les dépenses de santé du troupeau ressortent à 88 par vache et par an.

Selon une enquête des EDE de Bretagne, la santé d’une vache coûte en moyenne 88 par an, sans compter les pertes économiques (lait jeté, pertes de qualité ou de production), avec une forte variabilité d’un élevage à l’autre. Le poste mamelle vient largement en tête, avec 55% des dépenses.

 

77 élevages, dont 10 en agriculture biologique, ont participé à une enquête des EDE et Chambres d’Agriculture de Bretagne, pour mesurer les dépenses de santé. 

Achats et services liés à la santé et à l’hygiène sont recensés: coûts des médicaments, honoraires vétérinaires, analyses de laboratoire, coûts des produits d’hygiène de la mamelle, de nettoyage de la machine à traire, services de suivi de la reproduction et des mammites, coûts de désinfection et dératisation des locaux, achats de produits nutritionnels (vitamines, oligoéléments).

Plus de 75% des dépenses de santé du troupeau sont liées aux vaches, soit 69 environ sur un total de 88 .

La variabilité entre élevages est très forte, plus qu’entre systèmes de production ou niveaux d’intensification. Le quart des élevages, dits économes, ne dépense que 38 pour ses vaches laitières, alors que le quart des élevages, dits dépensiers, verra sa facture passer à 102 par vache.

Le poste troubles de la mamelle représente 55% des dépenses liées aux vaches laitières et 43% des dépenses totales du troupeau. Il inclut les traitements en lactation (32%), traitements hors lactation (16%), la désinfection des trayons (20%), l’hygiène du matériel de traite (12%), la préparation de la mamelle (12%), l’asséchant litière (4%), d’autres traitements (3%) et les honoraires vétérinaires et analyses (1%).

N’oublions pas que cette étude ne calcule pas les impacts économiques considérables dus aux problèmes de santé: lait jeté, réformes anticipées, pénalités cellules.