L'enquête en élevage fait ressortir que les phénomènes d'impact en cours de traite, un protocole trop allégé de nettoyage de la machine à traire et le décrochage automatique favorisent les mammites cliniques.
Une durée de traite supérieure à une heure favorise les élévations de numérations cellulaires.
La fréquence des élévations des cellules somatiques supérieures ou égales à 200 000 cellules/mL est plus élevée lors de surface de couchage faible ou avec un nombre limité de logettes disponibles.
Quel que soit le type de mammites, les risques relatifs sont faibles. Chaque action de maîtrise n'entraîne qu'une faible amélioration de la situation. Patience et persévérance.. Cette enquête appuie des résultats déjà connus sur les pratiques de traite :
- Plus de grosses mammites si on observe des phénomènes d'impact, des entrés d'air à la pose des gobelets sur + de 25% des vaches, des glissements de manchons sur + de 10% des vaches,
- importance du nettoyage de la machine à traire matin et soir, avec une eau potable, et passage à l'acide tous les 15 jours au moins,
- problèmes de cellules quand aucune désinfection de fin de traite n'est réalisée (ou sur une partie des vaches ou sans nettoyage du récipient). En revanche, cette enquête soulève de nouvelles questions : les systèmes de décrochage automatique sont d'avantage présents dans les élevages qui ont plus de mammites cliniques (petites et grosses).. Pour ce qui concerne les autres facteurs de risque, on retrouve comme dans des études antérieures :
- plus de mammites en aire paillée, plus de cellules si la surface de couchage est faible,
- plus de cellules quand le pourcentage de primipares est faible, si les mamelles sont près du sol,
- plus de petites mammites cliniques si les vaches ont des lésions ou des verrues sur les trayons,
- plus de mammites si la fréquence des troubles du péri-vêlage est élevée.
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